Présentation

Sipef SA

AvH: 30,25%

(USD 1.000) 2016 2017
Chiffre d'affaires  266.962 321.641
EBITDA 76.587 125.909(1)
EBIT 47.479 90.261(1)
Résultat net 39.874 139.663(2)
Fonds propres (part groupe) 448.063 634.636
Trésorerie nette -45.061 -83.697
Total du bilan 615.332 907.008

(1) Non compris une plus-value de revalorisation de 75,2 millions USD suite à l’acquisition de PT Agro Muko
(2) Y compris une plus-value de revalorisation de 75,2 millions USD suite à l’acquisition de PT Agro Muko

Chiffres clés

Direction

Photos

SIPEF

Beneficial interest AvH: 30,25%
AvH Contact: Tom Bamelis
www.sipef.com

Le groupe agro-industriel SIPEF, coté en bourse, investit directement dans l’agriculture tropicale, principalement dans la production d’huile de palme brute durable en Asie du Sud-Est.

Informations extraites du rapport annuel 2017

La base des activités du groupe se situe, historiquement, sur l’île de Sumatra (Indonésie) où 55.686 hectares de palmiers à huile et 6.425 hectares d’arbres à caoutchouc au total, répartis entre plusieurs sites, ont été plantés, la production étant soutenue par 6 unités d’extraction d’huile de palme et 3 usines de caoutchouc. Dans les montagnes proches de Bandung, sur l’île de Java, se trouve Cibuni, une plantation de thé de haute qualité de 1.752 hectares dotée d’une usine pour la production de thé noir. Les activités indonésiennes sont de loin les plus importantes pour le groupe et représentent 61,8% du bénéfice d’exploitation brut.

Depuis les années 70, une deuxième activité de plantation de palmiers à huile, plus modeste il est vrai, a été développée en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Les plantations de palmiers à huile ont été progressivement agrandies jusqu’à former un site de 13.621 hectares de palmiers à huile avec 3 usines. Suite à la transformation des récoltes des agriculteurs environnants (pour une superficie plus ou moins équivalente), ces activités d’huile de palme représentent 34,3% du bénéfice d’exploitation brut.

L’entreprise est donc pleinement centrée sur l’Asie du Sud-Est. Parmi les intérêts dans des entreprises agricoles africaines, historiquement plus importants, seule a été conservée la production rentable en Côte d’Ivoire de bananes et de fleurs tropicales pour le marché d’exportation européen. Celle-ci représentait, avec une superficie totale de 732 hectares plantés, 3,2% du bénéfice d’exploitation brut en 2017.

Sipef -fr

 

Aperçu financier de l’année 2017

SIPEF a connu une très bonne année sur le plan opérationnel. Comparativement à 2016, une année de production relativement faible qui avait subi l’effet différé de la sécheresse de 2015 liée à El Niño, la production d’huile de palme a augmenté de 11,2% dans le groupe SIPEF. A l’exception du quatrième trimestre, SIPEF a enregistré des récoltes record dans la plupart des activités d’huile de palme à Sumatra et en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Grâce à la hausse des prix de vente pour l’huile de palme et du caoutchouc au premier trimestre de l’année et à des coûts en légère baisse, le chiffre d’affaires annuel du groupe a augmenté de 20,5% et le bénéfice d’exploitation brut de 63,3%. Le résultat d’exploitation a ainsi atteint 90,3 millions USD, contre 47,5 millions USD l’année précédente.

Etant donné que les investissements à long terme dans le secteur agricole sont principalement financés avec des fonds propres, les charges d’intérêts sont très limités. Après une charge d’impôts effective de 26,7%, il restait un résultat net (part du groupe) de 64,5 millions USD, soit une augmentation de 61,7% par rapport au résultat de 39,9 millions USD réalisé l’année précédente. Suite à l’acquisition du contrôle de PT Agro Muko, conformément à la norme IFRS 3, une plus-value exceptionnelle de 79,3 millions USD a été comptabilisée par la revalorisation de la participation initiale dans cette entreprise, si bien que le résultat net final, part du groupe, a atteint 139,7 millions USD.

 

Aperçu opérationnel de l’année 2017

Les trois premiers trimestres de l’année ont été exceptionnellement productifs, avec une production d’huile de palme en hausse de 16,5% fin septembre par rapport à 2016, année où les productions avaient été affectées par l’effet El Niño. Au quatrième trimestre, la croissance a été un peu moins prononcée dans les plantations indonésiennes et même en légère baisse en Papouasie-Nouvelle- Guinée. Au final, la production annuelle totale a augmenté de 11,2%. La tendance générale à la hausse a été observée principalement dans les plantations matures du Nord-Sumatra (+13,8%) et dans une moindre mesure dans les plantations relativement jeunes de UMW/TUM (+6,5%). Les plantations d’Agro Muko près de Bengkulu, en cours de replantation, sont restées au niveau de 2016 (+0,5%). Les plants relativement jeunes dans les zones d’expansion de Hargy Oil Palms en Papouasie-Nouvelle-Guinée ont gagné en maturité. Les conditions climatiques favorables ont entraîné une augmentation de la production annuelle de 18,6% pour les plantations du groupe et de 14,2% pour les plantations plus anciennes des agriculteurs environnants.

L’augmentation annuelle des rémunérations des travailleurs imposée par les autorités locales a été entièrement compensée par la baisse des prix des engrais et des produits pétroliers. Avec l’augmentation des volumes de production et des monnaies locales stables par rapport à l’USD, les coûts de production unitaires exprimés en USD sont dès lors restés sous contrôle.

Au début de l’année, la diminution des stocks a provoqué des tensions sur les marchés de l’huile de palme, portant les prix au premier trimestre, en particulier pour les positions proches, à plus de 800 USD/tonne. Suite à l’annonce de récoltes record de fèves de soja en Amérique du Sud et en Amérique du Nord au second semestre, le marché est redescendu, au cours des trois trimestres suivants, à des prix se stabilisant entre 650 et 700 USD/tonne. Pour 2017, le prix moyen du marché s’est établi à 685 USD/tonne. SIPEF a profité de cette forte demande au premier trimestre pour placer des volumes plus importants sur le marché. En conséquence, le bénéfice d’exploitation brut pour l’huile de palme a progressé de 63,9%.

Les marchés du caoutchouc naturel ont suivi la même tendance au niveau des prix. Ici aussi, les bénéfices d’exploitation bruts ont, dans une large mesure, été établis au premier trimestre pour le reste de l’année, les prix du marché au second semestre n’autorisant plus de marges positives.

Le thé noir produit par SIPEF en Indonésie est comparable en qualité au thé du Kenya. La forte baisse de la production kényane a contribué à de meilleurs prix pour le thé Cibuni tout au long de l’année. Malgré des problèmes de qualité, la contribution des activités bananières en Côte d’Ivoire est restée comparable aux années précédentes grâce à l’expansion progressive de la production.

Les plans d’extension de SIPEF restent entièrement centrés sur le développement de plantations de palmiers à huile supplémentaires au Sud-Sumatra et en Indonésie. Sur les 3 concessions dans la région de Musi Rawas, avec la compensation supplémentaire de 1.928 hectares, le groupe s’était déjà assuré, fin 2017, un total de 13.283 hectares de terres agricoles pour le développement, dont 9.225 hectares ont été plantés ou préparés pour la mise en plantation. Ceci représente une augmentation de 3.125 hectares par rapport à fin 2016. SIPEF souhaite atteindre au moins 18.000 hectares pour l’ensemble du projet, dont 3.000 hectares prévus pour les agriculteurs environnants.

Dans la même région, l’acquisition de 95% des parts de PT Dendymarker a également été finalisée début août, pour un montant de 53,1 millions USD. Dendymarker est propriétaire de 6.562 hectares de palmiers à huile préparés/ plantés avec un potentiel d’extension jusqu’à 9.000 hectares, ainsi que de 2.781 hectares exploités par des agriculteurs environnants, et d’une usine d’huile de palme pouvant traiter 25 tonnes/heure. Cette acquisition donne à SIPEF l’envergure nécessaire pour établir à court terme une division opérationnelle complète au Sud-Sumatra, où les plantations d’huile de palme sont encore en plein développement.

Au premier trimestre, SIPEF a aussi clôturé l’acquisition d’une part supplémentaire de 47,71% dans PT Agro Muko à Bengkulu, en Indonésie, par le paiement de 144,1 millions USD. Ceci porte à 95% la participation de SIPEF, qui acquiert ainsi un contrôle exclusif. Ainsi, 9.366 hectares sont également venus s’ajouter à la part en hectares du groupe.

Ces transactions ont été financées au premier semestre par une augmentation de capital réussie de 97,1 millions USD avec maintien du droit préférentiel pour les actionnaires actuels, ceci en combinaison avec un financement bancaire à long terme. Grâce à l’expansion à Musi Rawas et à ces deux acquisitions, SIPEF a agrandi la superficie plantée (part du groupe) de 30,4% en un an, celle-ci passant de 55.125 hectares à 71.865 hectares. La poursuite de l’expansion potentielle dans les concessions acquises permettra à SIPEF d’atteindre environ 85.000 hectares plantés (part du groupe). D’autres possibilités de développement sont à l’étude afin de dépasser, dans les cinq prochaines années, les 100.000 hectares plantés. Lors de chaque extension des activités, les aspects liés à la durabilité dans le cadre de la certification RSPO (Roundtable on Sustainable Palm Oil) restent la première exigence.

 

Perspectives pour 2018

La nouvelle année de production a commencé sous de bons auspices pour l’huile de palme indonésienne, avec des volumes en hausse pour la plupart des plantations, tandis que les activités en Papouasie-Nouvelle-Guinée subissent les effets habituels de la saison des pluies. Les attentes générales pour cette année demeurent toutefois positives. Pour l’heure, tout porte à croire qu’une progression de 9% de la production annuelle totale d’huile de palme pour le groupe SIPEF est réalisable.

La bonne tenue récente - mais avec de la volatilité - du marché du pétrole est un facteur favorable à la consommation d’huile de palme et les prix attendus pour le premier semestre sont stables. Ces évolutions récentes sur le marché ont dès lors été mises à profit pour placer sur le marché un certain nombre de volumes qui doivent permettre de s’assurer de bons prix pour le premier semestre 2018. Pour l’heure, les récoltes record de fèves de soja annoncées en Amérique du Sud et du Nord pour le reste de l’année pèsent sur l’évolution des prix prévue pour le second semestre.

Avec des prix en baisse constante, la contribution attendue du caoutchouc au bénéfice d’exploitation est limitée, tandis que pour le thé et les bananes, on peut s’attendre à une contribution stable. Le résultat récurrent final de SIPEF sera déterminé dans une large mesure par la réalisation de la croissance attendue de la production, le niveau des prix du marché pour le reste de l’année, le maintien des actuelles taxes à l’exportation en Indonésie et l’évolution des coûts. Malgré les augmentations salariales obligatoires pour les ouvriers, les coûts sont toujours influencés favorablement par la faiblesse persistante du cours des monnaies locales en Indonésie et Papouasie-Nouvelle-Guinée par rapport à l’USD, la monnaie de présentation.

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Communiqués de presse

18-10-18 SIPEF : Déclaration intermédiaire
24-08-18 SIPEF obtient 1770 hectares de titres fonciers additionels dans la province de Bengkulu en Indonésie
16-08-18 SIPEF : Résultats semestriels 2018